Aurore

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Aurore
 
 
Aurore qui au matin se lève
Vois mes yeux qui se ferment :
Encore une nuit sans rêves
Où mon esprit a voulu rester ferme.
 
Mon corps je le sens
Est devenu trop étroit
Trop étroit pour moi je crois
Ligotée à moi-même, libre pourtant,
Tout se resserre
Ça m’exaspère,
Mon souffle se met à me manquer
J’entends mon propre cœur s’affoler.
 
Je m’en vais, oui, je pars, je meurs
A petit feu seulement, rien d’important,
Je m’en vais, oui, je pars, je meurs
Sans le savoir vraiment.
 
Aurore, qui ce matin me regarde,
Voit mes yeux chargés de larmes
Et mes lèvres demander à la lumière blafarde
Dîtes-moi s’il-vous-plait de quelles armes
Je devrais me munir
Pour enfin dormir
 
Assise dans l’ombre j’attends
Le doux moment où Morphée m’emmènera
Mais ma peau me brûle et j’ai un peu froid
Mon cœur est je le crains de glace entièrement
Et il faudrait des années de feux de cheminée
Pour parvenir à le réchauffer
 
Je m’en vais, oui, je pars, je meurs
Dans peu de temps maintenant
Je m’en vais, oui, je pars, je meurs
Sans savoir où me portera le vent.
 
Aurore qui ce matin colore les cieux
Et veut me distraire de mon sommeil précieux
Apporte à ma vie je t’en prie
Des nuances qui ne soient pas de gris.
Car depuis peu j’en ai peur
Mon ciel manque de couleurs.
 
 
 
 
 

Publié dans Poésie

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