De la ferraille et du temps.

Publié le par Maria Madeus

La pluie glisse dans mes cheveux,
Nous sommes, yeux dans les yeux,
A l'aube d'un petit matin d'hiver,
A l'ombre d'une statue de fer.
Bientôt la pluie sera neige,
Bientôt la nuit sera piège,
La statue veille sur nous,
Un regard bienveillant sur tout.
 
Prends ma main,
N'attends pas demain,
L'ombre nous emportera,
L'ombre nous dévorera...
Alors prends ma main,
Ce genre de chose n'attend pas le petit matin...
 
Mes larmes se mêlent à la pluie glacée,
Le sol est parsemé de verre brisé,
Nos pas ont un bruit cristallin,
Et nous avons un étrange parfum...
La neige commence à se poser doucement au sol...
Ne crois-tu pas que je suis folle,
D'aimer quelqu'un comme toi,
Plus que tous ceux qui sont près de moi ?
 
Le fer brûlant de la statue,
Réchauffe doucement la rue,
Malgré la neige et le vent,
Malgré la neige et le temps.
Je t'en supplie, prends maintenant ma main,
Car je ne serai plus là demain matin...
 
Je crois que la statue s'empare de moi,
Le froid m'envahit et m'éloigne de toi,
Et la chaleur du fer incendie ma peau...
Tout était pourtant si beau...
Tu es loin, si loin, où vas-tu ?
Ne me laisse pas, je serais perdue,
La statue me détruira,
Il n'y aura plus rien de moi...
 
Prends ma main,
Prends pitié ce matin,
Si tu me laisses détruire ici-bas,
Plus de moi, plus de toi,
Plus rien de nous,
Du tout.

Publié dans Poésie

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