Haine.

Publié le par Maria Madeus

Toutes les épées pointées vers nous

De brûlants sanglots dans nos voix de fous

Des milliers d'aiguilles tranchantes sur nos peaux

Les transpercent et griffent nos os

Irradiés nos coeurs chancèlent

Et heureux sont ceux et celles

Qui avec brio savent repousser

L'idiot sentiment de ne point aimer

 

Haïr n'est pas sans peine

On sent grandir en nous la gêne

Trouble incessant qui nous ensorcelle

Tout dans notre esprit s'emmêle

Notre corps est douleur

Notre âme est en peur

Notre raison est impure

Tout comme notre coeur qui n'est plus que souillure

 

Comment pouvons-nous détester ainsi

Celui qui comme nous est en vie

Celui qui ne nous a jamais touché

Et qui jamais n'a été un danger ?

L'amour angélique quitte t-il nos coeurs un matin

Épargnant de bons sentiments les passants croisant nos chemins ?

Quels cris divins n'entendons-nous pas

Lorsque nous haïssons ces gens-là ?

 

Une brûlure du plus profond de nous

Se répand comme la folie d'un fou

Bientôt tout notre être en flammes

Se consume sans un blâme

Car ceux qui aiment n'ont point de pitié

Pour ceux qui se permettent de détester

Et haïr les anges qui sont fait

En tout point pour être aimés

 

Mais ceux qui aiment n'ont sans doute en vérité

Dans la prunelle de leurs yeux que le doux reflet

De quelques démons qui se sont métamorphosés

Dès lors qu'ils ont été aimés

Ce n'est point une faiblesse que d'ignorer un tel reflet

Ce n'est que méfiance des êtres blessés

Et ceux qui savent aimer devraient apprendre

De ceux qui haïssent tout pour ne jamais se méprendre

 

Quoi qu'on en dise

Quoi qu'on en taise

Haïr est peut-être amas de braises

Quand l'amour est friandises

Mais il n'y a point d'aimer

S'il n'y a point d'hair

Et s'il faut choisir

Eh bien refusez

Publié dans Poésie

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