Les Papillons et le reste.

Publié le par Maria Madeus

Un papillon se pose sur la glace,

L'innocent attend patiemment,

Pour au plus haut des cieux s'envoler lentement,

Là où rien ne le pourchasse.

Sur l'eau bleue gelée,

Tout s'aperçoit et se reflète :

Des étincelles comme lors d'un jour de fête,

Que l'animal dans les airs laisse derrière lui scintiller.

 

Ainsi une magie délicate et douce,

Semble venir chatouiller les amants conquis

D'ailleurs, de partout et d'ici,

Et une attraction passionnée inévitablement les pousse,

Chacun l'un vers l'autre et,

Regardant vers le ciel ils voient

Des milliers de papillons qui tournoient,

Au dessus d'eux dans la voie lactée.

 

Lèvres ouvertes et rires à gorge déployées,

L'intimité s'invite et les entourent,

Le reste du monde n'a plus d'importance,

Seuls les importent les papillons dans la voie lactée.

Un sourire étincelant s'inscrit sur les visages,

Un rose colore les joues de la jeune femme,

Une gêne apparaît dans les yeux qui la contemplent,

Mais ces signes ne sont que de passages,

Et ce ne sont même que les signes parfaits,

D'un sentiment encore indécis,

D'émotions encore imprécises,

D'un attrait qui n'ose pas encore se prononcer.

 

Heureux sont ceux qui savent déjà,

Brillamment, laisser s'envoler les papillons,

Et qui savent s'abreuver de la passion,

Qui s'emparent d'eux pas à pas.

Et qu'importe si rien n'existe finalement,

Du moment que cette magie les rend vivants.

Publié dans Poésie

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