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5 articles avec infos

La vie ne rime à rien.

Publié le par Gabonia Maria Madeus

(Mais où c'est que je suis ?)

La vie ne rime à rien.

Ca fait un moment que je n’ai pas écrit, ici. Ca fait un moment que je n’ai pas écrit tout court, en fait. Ma vie ressemble un peu à un champs de ruines, et il faut sortir des décombres ce qui peut être sauvé. L’envie a été sauvée. Mais le sentiment d’être capable de faire les choses s’est barricadé six pieds sous terre. Depuis, on ne retrouve plus la clé du sous-sol.

Quand je dis que l’envie a été sauvée, j’exagère un peu. Je ressens cette envie d’écrire. J’ai envie de raconter des histoires, de faire vivre ces personnages que j’ai déjà créé et qui sont mes amis. J’ai envie de voir des gens sourire en me lisant, ou pleurer, ou rire, ou juste voir leurs yeux qui ne comprennent pas trop où je veux en venir. J’ai envie qu’on me dise que c’est intéressant, ou peut-être que c’est nul, mais au moins, on me dira quelque chose et je pourrai m’en servir… J’ai envie de penser ainsi. J'ai envie, mais c'est compliqué. J’ai envie. J’ai envie de plein de choses, si vous saviez. J’ai envie d’aller me balader en Ecosse, j’ai envie de faire du vélo sur les bords de Loire, j’ai envie de rencontrer des gens, des poètes. J’ai envie de sourire, et de danser, j’ai envie de faire du sport et de bien manger. J’ai envie de m’assumer, de prendre soin de moi et de m’aimer… Et j’ai envie de lire. J’ai envie d’être capable de dévorer des livres de tous horizons, et la liste des livres achetés depuis deux ans est longue… Mais je n’arrive jamais à les ouvrir, ou bien je n’arrive jamais à les finir. Pourtant j’ai envie. J’ai envie.

Mais je suis là, sur cette chaise noire qui ne vient pas d’Ikéa, et je pense. Je pense à tout ce que je ne fais pas, et tout ce que je n’ai pas fait. Je pense à ce qu’on m’a dit, à ce qu’on m’a fait, mais surtout à ce que personne n’a jamais pensé à me dire, à me donner. Je pense à l’amour, et à l’amitié. Je pense à la vie, et je me laisse bercer par l’immensité. Je regarde les étoiles, et je me dis que je suis bien trop petite, que je suis minuscule, impuissante et, à quoi bon ? Je ne comprends pas comment ça marche, et ça m’énerve beaucoup trop. Je pense à tous ces pays dirigés par des gens qui vont mourir comme nous tous un jour, je pense à leurs études, à leurs carrières, je pense à ce qu’ils nous font, à nous tous qui sommes tout en bas… Et je ne comprends pas. Qu’est-ce qu’ils font ? Où est-ce qu’ils vont ? C’est quoi le but de tout ça ? On tente de survivre à la crise, de se sortir la tête de l’eau, la Grèce, les Banques, la Syrie, le terrorisme, l’Europe, la famine en Afrique et Ebola, Noël, Pâques et la Toussaint… J’y pense et que me demande à quoi ça rime tout ça. La compétitivité, faire de plus longues études, cumuler les diplômes, être le meilleur des meilleurs, se vendre, s’afficher, avoir l’air professionnel, mentir par omission… J’y pense, et ça me paralyse. Il y a certaines personnes qui font tourner le Monde, qui font que l’engrenage complexe de notre société tourne encore. Mais où est-ce qu’on va comme ça ? J’y pense, moi, je me demande pourquoi la compétition, pourquoi la domination, pourquoi nos pays se sont tapés dessus, pourquoi d’autres s’entretuent, pourquoi ? Et plus j’y pense, moins je comprends et en même temps plus j’y pense, plus je comprends qu’il n’y a rien au bout, et que c’est une machine infernale qui ne s’arrêtera pas, ce n’est rien d’autre qu’une course sans ligne d’arrivée, où chacun tente tout de même d’être le premier. Et j’ai envie de pleurer à chaque fois que j’y pense, même si je vois le feu d’artifice majestueux et plein de couleurs qui bat son plein devant moi, même si je vois les étoiles par ma fenêtre au milieu de la nuit, même si j’entends la si belle musique, celle qui peut rassembler des milliers de personnes. Oui, cette musique qui provoque en moi quelque chose de grand, plus grand encore que mon propre esprit, je le sens bien. Oui, je le sens que la musique que j’écoute occupe tout l’espace, qu’elle emplit mon corps et mon cœur de vie, d’amour et de tristesse, et que c’est la sensation la plus forte que je connaisse… Je vois ces belles choses, ces beaux paysages, ces belles expressions littéraires que certains écrivains, poètes qui se cachent, emploient pour décrire les plus petits détails. Je vois ces belles choses, et soudain je me souviens que ça ne rime à rien. Que je suis toute petite face à l’univers, qu’il y a trop de choses à savoir, à découvrir, qu’il y a trop de misère dans le monde et que je ne sais pas quoi faire, qu’il y a des gens quelque part qui sont en train de mourir seuls, que le monde roule à toute vitesse vers une destination qui n’existe pas. Je me souviens de ça, et je n’ai pas envie de vivre dans un monde pareil. Comment trouver une place dans cet univers qui n’avance que pour lui-même ? Comment contribuer à quelque chose qui n’a pas de fin ? Et pourquoi ? Pourquoi courir si l’on sait qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée ? Oui, je suis là, sur ma chaise noire à roulettes, et je pense à ça. Au vide de l’immensité. A la vie.

Alors oui, j’ai envie de vivre. J’ai envie de voir des belles choses, de lire et de m’aimer. Mais je sais qu’au même titre que le Monde, il n’y a pas de but. Je suis née pour mourir dans plusieurs vingtaines d’années, et le seul but que je peux avoir est celui que je peux m’attribuer. Mais là, ça revient, cette impression d’être minuscule, et impuissante. Et je me demande qui je suis pour penser que je peux être une des meilleures personnes pour aider les gens ? Comment je peux penser que mes mots, mes actions, provoqueront chez quelqu’un une sensation de « mieux » ? Et quand j’ose effleurer dans une conversation avec quelqu’un qui m’est proche ces idées, oui, juste les effleurer, je vois bien dans leurs yeux qu’ils comprennent ce que je dis, mais qu’ils ne voient pas mon problème. Je vois bien qu’ils pensent que je n’ai pas confiance en moi, et que je suis en dessous de la réalité… Mais j’aimerais qu’ils voient bien dans les miens que je ne sais pas ce que je fous là, et que chaque jour, un peu plus, je me sens me vider de toute énergie. J’aimerais qu’ils voient dans mes yeux à quel point j’ai mal, et à quel point je hais ce sentiment de vide. Chaque jour un peu plus, je m’éteins, là, devant les yeux de ceux qui me côtoient, parce que j’ai envie de tellement de choses… Mais que je me sens si minuscule, si faible… Je m’éteins, je m’endors. J’ai envie des choses, mais plus le goût à rien, parce que je pense trop à ces choses qui n’ont pas de sens, qui ne rime à rien.

Et moi, jeune femme de 20 ans, je suis dans cette période où on se construit, où on devient adulte, où on commence à se construire une identité, où on emprunte certains chemins vers des destinations professionnelles plus ou moins établies… Moi, jeune femme de 20 ans, pour continuer sur la métaphore urbaine du tout début, je suis en train d’agrandir tout ce que j’avais construit depuis ma naissance, et même, aussi, ce qui était déjà construit à ma naissance. Je transforme les maisons en immeubles, ou j’agrandis les jardins, je construis des routes pour relier chaque foyer – les foyers de mes idées. Je suis dans cette période de grands changements. Jamais on ne s’arrête de construire, mais je crois que certaines périodes sont plus occupées que d’autres par ces réaménagements. Sauf que moi, tout s’effondre. Peut-être que le temps et les évènements avaient fragilisé les bâtisses. Peut-être que les fondations n’étaient, finalement, pas si résistantes, pas si fortes que cela. Toujours est-il que maintenant, c’est un champs de ruines et je ne sais plus qui je suis, ce que je veux, où je veux être, avec qui, ce que je voudrais devenir… Et chaque reconstruction fait face à un impossible. Dans la panique, toutes mes certitudes, et mon sentiment d’avoir les capacités pour construire quelque chose qui me ressemble, accompagnés de ma fierté, se sont enfermés dans un sous-sol aménagé sous terre, afin de les préserver. Le reste est sous les décombres, et il me faut déterrer chaque parcelle de mon âme. Toute seule. J’ai retrouvé la moitié de ma volonté coincée sous un arbre, et j’essaie de retrouver sa sœur quelque part, pour pouvoir redémarrer, pour faire revenir la lumière, et retrouver ce dont j’ai besoin.

Je sais que c’est une métaphore étrange et peut-être idiote, mais j’aime parler en métaphores. Ca rend mes problèmes un peu plus agréables à vivre. Et je peux vous assurer, à vous, qui que vous soyez, que j’ai envie de vivre, que j’ai envie de m’aimer et de m’en sortir, j’ai envie d’être fière de moi et de trouver une voie qui me conviendra. J’ai envie, et j’essaie, par petits pas, de retrouver le goût des choses. De vivre avec cette idée que la vie ne rime à rien, et qu’on est toujours seul à la fin de la journée. Mais je crois que ça  peut prendre un certain temps.

Et vous, vous qui lisez, n’hésitez pas à me raconter vos histoires. Qu’elles soient sans sens ou bien sensées. Qu’elles soient éclairée ou sur le point de s’éteindre, n’hésitez pas à exprimer vos idées.

Parce qu’il n’y a presque que ça pour se consoler.

(Et portez-vous bien.)

Publié dans Divers, Infos, Vie

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Nuances et variations - INFOS!

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Nuances et variations - INFOS!

Dans la série Nuances et Variations s'invitent de nouvelles histoires !

Après avoir réfléchi aux histoires personnelles des deux personnages principaux, je me suis mise à écrire de petites anecdotes sur les enfances de Dani et Hugo. Je vous propose donc de découvrir les enfances, joyeuses ou non, de ces deux artistes, à travers des nouvelles. Elles seront classées dans les catégorie "Nuances et variations", "Nouvelles" et "Dani et Hugo" ! Leur titre comportera le nom du personnage concerné, et le titre de la nouvelle (cela pourrait être, par exemple : "Hugo - Chocolat").

J'espère que cela vous plaira !

A bientôt..!

 

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Série de nouvelles : Nuances et variations

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Série de nouvelles : Nuances et variations

Suite au dernier article, voici, finalement, la série de nouvelles annoncée !

Voici le "visuel" de cette série qui porte le nom de "Nuances et variations", que vous retrouverez facilement dans les catégories "Nuances et variations" et "Nouvelles" (au cas où vous vous perdez, sait on jamais !).

 

Pour l'instant, simple petite présentation de ces nouvelles :

 

Il s'agit d'une série de nouvelles qui ont pour héros deux artistes : un musicien et une peintre. Hugo, guitariste, et poète dans l'âme, est discret mais est aussi un ami chaleureux et adorable, et Dani, jeune artiste qui ne se montre jamais sans une tâche de peinture, est une gentille folle aux peintures abstraites et rythmées.

Il n'y a pas tellement de grandes déclarations dans ces nouvelles, c'est un travail, qui tente d'allier musique et peinture avec les mots. Cela se retrouve dans le titre "Nuances et variations" qui sont des termes utilisés pour décrire des oeuvres musicales et plastiques.

 

J'espère que ces nouvelles vous plairont, et qu'elles vous mettront des couleurs plein les yeux et de la musique plein les oreilles !

Je vous laisse avec une petite musique de fin, pour vous mettre dans l'ambiance !

A très vite pour la première nouvelle !

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En juin : on revient (enfin, on essaye, quoi.)

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Que d'absence, que d'oublis de ma part ! Je n'estime pas la fréquentation de ce blog par une quantité de lecteurs très importante, mais je regrette sans cesse de laisser ce blog à l'abandon (et il faut bien avouer que ça n'aide pas à augmenter la fréquentation du blog...!).

Les raisons de cette absence ? La fac, le conservatoire, la vie. Tout un tas de petites conditions qui n'aident en rien le processus créatif qui opérait pour moi lorsque j'étais au collège ou au lycée (et que je tenais l'ancien blog : http://gabness.overblog.com/) ! En effet, les motivations, et les raisons pour lesquelles j'écris sont différentes de celles que j'avais autrefois et... Ca change tout ! Mes moments d'écritures se font aujourd'hui dans des moments très forts (que ce soit des émotions fortes négatives ou positives), et sont travaillés minutieusement, au mot près, et ne seront jamais destiné à ce blog. En parallèle, l'écriture de longues histoires, de romans, est parfois mise en pause (comme ce blog), et est très irrégulière. Mon envie de me faire publier m'empêche de publier tout ce que j'écris sur ce blog (qui est secondaire puisqu'après-tout très peu fréquenté).

ENFIN BREF !

J'avais commencé il y a plus d'un an une série de nouvelles mêlant toutes mes inspirations, toutes mes passions, tous mes plaisirs, tous mes idéaux de personnages. Cette série ne comporte que trois nouvelles, mais je souhaite cependant la développer, l'agrandir, et la publier ici. Me voilà donc de retour sur le net en tant qu'aprentie écrivain, en guerre contre les pannes d'inspiration, et tentant de retrouver une identité créatrice.

Rendez-vous donc dans les semaines à venir pour le début d'une série de nouvelles ! En attendant, je vous laisse en musique !

Publié dans Infos

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Qui suis-je ?

Publié le par Maria Madeus

Qui suis-je ?

Je suis une jeune auteure de 17 ans. J'écris par passion, par envie, par besoin et un peu de tout. Des nouvelles, un roman, des poèmes et parfois même, je critique des choses...

Ici, vous pourrez me suivre dans mes histoires d'adolescente, goûter à mes mots, savourer mes phrases, assister à des moments fous, et à des moments moins drôles...

Bienvenue chez moi, je m'appelle Maria Madeus.

Publié dans Infos

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