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3 articles avec les envolees

Les Envolées : Quelques départs.

Publié le par Gabonia Maria Madeus

 

III. Quelques départs.

 

 

Lorsqu'il entra dans le petit salon, Angus avait déjà déposé ses affaires d'hiver dans sa chambre. Il avait revêtu une belle chemine blanche comme la neige, un pantalon de velours noir et un pardessus noir. Il avait laissé ses cheveux blonds humides tomber librement sur ses larges épaules.

Il retrouva dans le petit salon une femme, dont le visage était ridé et fatigué. Elle ne portait que du noir, et avait même coiffé ses cheveux d'un petit nœud noir. Ses yeux emplis de tristesse et de lassitude étaient maquillés de noir et ses lèvres avaient été laissées au naturel. Elle leva les yeux vers Angus et émit un petit sourire triste en sa direction. Angus s'assit en face d'elle.

- Ils me manquent, sanglotta t-elle.

- Je sais, Mère, répondit simplement Angus en baissant les yeux.

- Raconte-moi encore, décréta la Mère.

- Si je vous le raconte encore, Mère, vous n'allez jamais pouvoir les laisser partir, soupira Angus. Laissez les en paix. Laissez cette histoire dormir dans leurs tombes. Je sais à quel point cela peut être dur, mais il faut les laisser dormir maintenant. Laissez Geillis, ma fiancée, reposer en paix. Laissez Esther, votre fille, s'en aller. Laissez Meir, votre gendre, mon ami, notre ami à tous, s'en aller. Il faut les laisser filer, maintenant...

La Mère se leva et sortit du petit salon sans adresser un regard de plus à son fils. Ce dernier s'allongea sur le petit canapé sur lequel il était assis. En regardant le plafond, le jeune homme se mit à divaguer. En laissant couler quelques larmes sur ses joues, Angus dit à voix haute :

- Je vous laisse partir. Comme si rien n'était de ma faute. Comme si vous étiez juste ailleurs, plus loin, dans des contrées encore inconnues. Je vous laisse partir. Comme si je ne vous avais pas laissés mourir. Comme si vous étiez de petits oiseaux, libres dans le ciel bleu. Je vous laisse partir. Comme si je ne vous avais jamais connus... Parce que c'est plus facile ainsi. Finalement, tout n'est pas de ma faute. Vous avez choisi d'aller trop loin, de jouer dans les bois comme dans un jardin, et vous vous êtes tués. C'est une bien cruelle réalité... Mais elle est ainsi, et personne ne pourra la changer. Jamais je n'aurais pu vous sauver. Alors je vous laisse partir, comme si vous aviez décidé de me laisser ici, comme si j'avais quelque chose à vous reprocher... Je vous laisse partir où bon vous semble. Je donnerai vos noms à des étoiles, peu importe leur véritable nom... Je vous observerai en silence, sans imaginer ce qu'il se serait passé si nous n'avions pas été dans ces bois ce jour-là... Je vous laisse partir... Alors partez.

 

Angus ferma les yeux et vit les visages de ses amis apparaître. Il savait que ces images resteraient dans sa mémoire, qu'il le veuille ou non. Il n'était pas question d'oublier ces visages, ni ces sentiments, ni ces cœurs, même s'ils avaient cessé de battre depuis quelques temps. Il n'était pas question de rayer de sa vie les êtres les plus chers qu'il ait pu avoir. Il s'agissait seulement de vivre avec leur souvenir, comme si leur départ avait été un choix. Il s'agissait seulement d'accepter d'être sans eux, en attendant de les revoir au travers d'un rêve, d'une illusion...

Angus ferma les yeux et vit ses amis s'éloigner. Il vit Meir agiter la main en disparaissant, Esther lui sourire et s'évaporer. Il détailla une dernière fois son visage avant qu'elle ne s'en aille, captura dans son esprit la douce image de sa sœur souriante, comme s'il voulait garder cette image dans sa tête pour le restant de ses jours. Il vit Geillis se retourner brièvement vers lui, ses longs cheveux virevoltant dans les airs comme des petits oiseaux s'envolant. Angus la regarda passionnément, et sourit, les yeux toujours clos. L'image de Geillis émit un petit rire, que le jeune homme perçu vaguement, comme sorti d'un souvenir heureux. La jeune femme capta l'attention du jeune homme, avant de s'éclipser, laissant Angus dans le noir le plus profond.

 

 

Dans la chaleur d'un petit salon aux teintes vertes, Angus se posta à la fenêtre et dessina sur les vitres pleines de buée un petit arbre et une petite fleur. Il souriait, et semblait calme et serein. Lorsqu'il s'arrêta de dessiner sur les vitres, il essuya son doigt humide sur un des rideaux, et se mit à rire.

- Esther faisait toujours ça, quand il y avait de la buée...

Angus se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Il se remit à sourire, toujours aussi calme et serein. Il regarda par la fenêtre. Le soleil se levait. Le printemps était là depuis quelques jours déjà, et les petits matins étaient frais. Les rayons du soleil traversait le rideau de feuilles que constituaient les arbres, ainsi que l'arbre en fleur qui donnait au paysage verdoyant sa petite touche de couleur en plus. Quelques oiseaux tournoyaient déjà dans le ciel bleu, et chantaient agréablement pour les passants matinaux. Angus regarda par la fenêtre le petit chemin où il avait passé tant de temps, lorsqu'il neigeait encore. Comment toute cette neige avait-elle pu disparaître aussi vite ? Le jeune homme émit un petit rire étouffé, et soupira en souriant.

- Je me sens mieux, lança t-il dans le vide. Je devais vous laisser partir. Je suis toujours triste, c'est une chose qui ne changera point. Mais je suis en paix, moi aussi. Nous sommes tous en paix maintenant. Je devais vous laisser partir, et vous êtes partis, dit-il. Et maintenant, je pars aussi.

Angus se détourna de la fenêtre et prit la valise qui se trouvait près de la porte. Il ferma cette dernière avant de descendre tranquillement les escaliers. Il sortit, et parcouru le chemin, autrefois enneigé, en souriant. Il ne laissait rien derrière lui, et n'avait pas peur de l'endroit vers lequel il avançait, peu importait quel était cet endroit.

Il ne laissait rien derrière lui, et ne se retourna pas.

Publié dans Les Envolées, Nouvelles

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Les Envolées : Quelques mots.

Publié le par Gabonia Maria Madeus

 

II. Quelques mots.

 

 

Soudain, des petits bruits se firent entendre. Des bruits de pas et d'étoffes froissées, de souffles et de rires oubliés.

Angus releva la tête et vit apparaître au loin une autre jeune femme, accompagnée d'un homme. Ils marchaient tous deux main dans la main, avec un petit sourire aux lèvres. L'homme pâle, et avait de beaux yeux bleus. Ses cheveux mi-longs étaient roux et quelques mèches rebelles lui tombaient dans les yeux. Son nez était un peu tordu, et son sourire de travers. Il semblait avoir été frappé sur le côté droit de son visage et avoir été défiguré par ces coups. Il portait une chemise noire, par dessus laquelle il avait revêtu une cape brune qui semblait lui tenir chaud. Il avait un pantalon d'une couleur brune un peu plus clair que celle de la cape. Le jeune homme portait des bottes noires, lacées avec des lacets de cuir marron. Tenant la main de la jeune femme qui était à ses côtés, il semblait très heureux : son regard était celui de quelqu'un qui n'a pas d'ennuis. La jeune femme, elle, malgré son sourire radieux, semblait moins heureuse que son ami. Ses cheveux blonds bouclés descendaient en cascade sur ses épaules et dans son dos. Ses yeux verts étaient fixés sur Angus, qui la regardait également. Ses joues étaient roses, et ses lèvres, étirées en un petit sourire confus, étaient, elles aussi, teintées de rose. Elle portait une robe bleue, légère, avec un bustier recouvert de belle dentelle blanche. A ses poignets, la jeune femme portait deux bracelets argentés, incrustés de pierres précieuses : un d'émeraude et un de saphir. Ses mains étaient enfermées dans des gants blancs, qui devaient lui tenir chaud. La jeune femme semblait très proche du grand roux qui était arrivé avec elle, mais ses yeux restaient ancrés dans ceux d'Angus.

Angus baissa la tête, et s'éloigna des trois personnes qui l'avaient retrouvé, en leur tournant le dos. Il regarda l'immense étendue de neige qui se trouvait devant lui. Tous les arbres avaient perdus leurs feuilles, mais jamais ils n'avaient parus aussi vivants. La neige qui les recouvrait, aux yeux d'Angus, donnait à ces arbres un petit côté magique. Depuis qu'il était enfant, Angus aimait la neige, et la trouvait magique. Comment tous ces petits flocons qui tombaient du ciel, ces petits cristaux minuscules et si fragiles, pouvaient-ils faire d'un paysage triste quelque chose d'aussi beau ? Comment ces arbres qui semblaient morts sans leurs feuilles pouvaient-ils paraître renaître avec cette neige ? Comment quelque chose d'aussi froid que la neige pouvait-elle donner l'impression à Angus d'être dans un environnement chaleureux ?

Angus se retourna vers les trois personnes, qui se tenaient toutes côte à côte. Il semblait au jeune homme qu'ils avaient toujours été comme cela, côte à côte, en face de lui, les pieds dans la neige.

- Tu devrais rentrer, lui dit la jeune blonde en avançant vers lui.

- Esther...

- Tu vas attraper froid, ajouta l'autre jeune homme en souriant.

- Meir, je...

- On ne veut pas te voir malade, Angus, c'est tout, expliqua la brune avec un regard triste. Rentre chez toi.

- Vous ne comprenez donc pas ?, s'exclama Angus. Vous ne comprenez pas que je ne peux pas rentrer chez moi ? Où voudriez-vous que j'aille ?

- A la maison, répondit doucement Esther.

- Je n'ai plus de maison, Esther, si je ne t'y retrouve pas. Je n'ai plus de chez moi, Geillis, si tu n'es pas là... Et je me fiche d'attraper froid, Meir, si tu ne peux pas te moquer de moi... Tout a changé. C'est si difficile à comprendre ?

Geillis, la jeune femme brune, s'avança vers Angus et l'entoura de ses bras, tout en posant sa tête sur le torse du jeune homme. Meir s'avança près d'Esther et lui prit la main. Angus ne réagissait pas. Il se contentait de regarder les milliers de petits flocons tomber du ciel, comme s'il n'y avait que cela à voir.

- La... La dernière fois qu'il a neigé, ici, on était là... Sous ces arbres.... On était là, et on se lançait des boules de neige, et on était rentrés trempés. La dernière fois qu'il a neigé, vous étiez avec moi...

- On est encore avec toi, Angus, lui souffla tendrement Geillis en resserrant son étreinte. On est toujours avec toi.

- C'est faux ! C'est faux... Je suis celui qui reste. Vous êtes partis et je suis seulement celui qui reste, s'écria t-il en s'écartant. Arrêtez de venir, arrêtez de me mentir. Je vous vois, je vous entends, mais je sais... Je sais que vous n'êtes pas là. Je sais que vous êtes partis. Arrêtez !

- C'est toi qui nous fais venir, expliqua Meir. Il ne tient qu'à toi de nous laisser nous en aller.

Angus regarda le sol recouvert de neige, puis leva les yeux vers le ciel qui laissait tomber sur lui des milliers de petits flocons, qui atterrissaient sur son visage, piquant sa peau d'une froideur insupportable. Il ferma les yeux, son visage tordu par la douleur de l'instant. Il prit un grand bol d'air, et expira calmement. Enfin, il se retourna.

Devant lui, le chemin était toujours recouvert d'un manteau neigeux, mais celui-ci était intacte. Aucunes traces de pas, sinon les siennes, ne troublait la perfection de l'étendue blanche. Elle était lisse, sans aucune tâche, belle et brillante. La neige recouvrait tout, elle cachait les feuilles mortes, les terrains boueux, les petites imperfections du monde tel qu'Angus le connaissait. Le jeune homme se mit à marcher vers le château qui se voyait tout au bout du chemin blanc coincé entres les arbres enneigés.

 

 

- A suivre

 

Publié dans Nouvelles, Les Envolées

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Les Envolées : Quelques regards.

Publié le par Maria Madeus

I. Quelques regards.

 

     Un grand manteau blanc avait recouvert la campagne. De petits éclats de ciel tombaient et s'ajoutaient à la grande étendue blanche. Les arbres verts avaient perdu leurs feuilles depuis quelques mois, laissant paraître à la vue de tous leur nudité d'écorce. Les chemins, les allées, les sentiers, et les routes des environs étaient devenus invisibles. Le paysage n'était plus qu'une immense parcelle de terrain recouverte d'une mousse aussi blanche qu'un linge qui n'aurait jamais servi. L'endroit semblait mort, intact, comme s'il n'y avait jamais rien eu de vivant sur ces terres. Pourtant, dans la neige fraîche, entre les arbres sans feuille, quelques traces discrètes pouvaient mener tout visiteur à un jeune homme, qui, adossé contre un arbre, semblait attendre quelque chose.

     Le jeune homme, qui affichait une attitude sereine, était blond. C'était un de ces blonds aux reflets clairs, et lumineux, qui éblouissent toutes les âmes environnantes. Il avait de grands yeux verts, comme les feuilles manquantes de l'arbre sur lequel il s'appuyait. Dans le regard vert de ce jeune homme pouvait se lire de l'impatience, agrémenté d'un peu de désespoir. Une de ses paupières était victime de sa nervosité et se refermait plus souvent que sa jumelle. Son teint était pâle et faisait presque écho à la blancheur des alentours, comme si ce jeune homme avait été sculpté dans la neige. Le visage du jeune homme était doux, ovale, avec des traits fins. Son nez était parfaitement bien dessiné, sans aucune imperfection, tandis que ses lèvres fines étaient entrouvertes et laissaient s'échapper, de la profondeur de ses entrailles, un peu de chaleur, qui apparaissait dans le monde sous la forme d'une très légère nuée de vapeur. Ces mêmes lèvres tremblaient, et semblaient frémir d'anxiété, malgré l'attitude calme et nonchalante qu'arborait leur possesseur. Grand et élancé, le jeune homme portait un pantalon noir, qui contrait durement la blancheur des lieux. Il portait également sur lui un manteau épais, qui lui donnait l'air d'avoir de larges épaules. Le manteau, d'un gris foncé, était boutonné de haut en bas, serré à la taille par une ceinture noire, et laissait apparaître au cou du jeune homme une écharpe d'un bleu sombre. Il avait noué ses mains devant lui, ses bras reposant sagement le long de son corps. Aux mains était enfilée une paire de gants noirs, qui ne semblait ni trop grande, ni trop petite. Il avait pour chausses de grandes bottes, probablement de cuir, qui lui permettait de marcher dans la neige sans craindre que le froid n'envahisse ses jambes. S'il semblait tranquille en apparences, quelques détails pouvaient déchanter les plus observateurs. Il suffisait de remarquer la paupière frémissante, son regard rempli d'impatience et de détresse, ses lèvres chevrotantes, et, enfin, le rythme imposé par son pied déchaîné.

     Le jeune homme ne bougeait pas, et le vent déposait sur sa tête et ses épaules, les petits fragments de ciel qui tombaient ce jour-là. Aucun bruit ne perturbait l'endroit, et les odeurs avaient été éteintes par la froideur de ce mois de Janvier, qui recouvrait toutes les terres d'une blancheur parfaite. Les oiseaux avaient migré, et les petits animaux qui habitaient cette partie des terres s'étaient probablement réfugiées dans des petits nids chauds. Cependant, le jeune homme pu distinguer aisément une voix cristalline, venant de derrière les arbres. C'était une voix de femme, brillante et douce, qui semblait encore loin. Pourtant, il n'avait pas eu de difficultés à entendre les paroles prononcées.

- Encore ici, Angus ?

     Angus ne bougea pas, mais ses lèvres s'étirèrent pour former sur son visage pâle un sourire amusé. Son regard s'arrêta un instant sur ses propres pieds, recouvert d'un duvet blanc, puis il se tourna vers la jeune femme qui arrivait. Les yeux d'Angus se mirent à briller, comme s'il regardait les étoiles en pleine nuit et que celles-ci se reflétaient dans ses prunelles. Le regard du jeune homme semblait pourtant plein de tristesse, tandis qu'il regarda la jeune femme qui venait vers lui, comme si quelque chose l'empêchait de savourer pleinement ces instants.

     La jeune femme qui arrivait était aussi pâle que le jeune homme, mais elle affichait un visage coloré de rose. Son visage rond et ses pommettes étaient mis en valeurs par une poudre rose appliquée avec soin sur la peau douce de la jeune femme. Elle avait de longs cheveux bruns, qui ondulaient joliment sur ses épaules. Ses yeux étaient d'un bleu clair surprenant, et maquillés de blanc. Elle affichait, sous son oeil droit, une petite tâche de naissance d'une forme improbable, qui se remarquait dès le premier regard, ainsi qu'un grain de beauté, au même endroit. Ses lèvres pulpeuses étaient recouvertes d'une crème légèrement rosée, qui rendait son sourire encore plus joli qu'il ne l'était déjà. La jeune femme portait une longue robe d'une teinte rouge, agrémentée de fils d'or et de noeuds noirs. Cette robe s'accompagnait d'un petit anneau de tissu, rouge également, placé sur le crâne de la jeune femme et ornant élégamment la tête et les cheveux de celle-ci. Tandis qu'elle marchait, elle tenait fermement sa robe, l'élevant légèrement afin de ne pas trébucher dessus. Sa démarche dans la neige était pressée mais maladroite, ce qui donnait l'impression qu'elle allait tomber à n'importe quel moment. Son buste était recouvert d'un pardessus noir en laine, sur lequel était accroché une petite broche en or, en forme de fleur, et elle avait noué autour de son cou une écharpe rouge. Arrivant vers Angus, elle affichait un sourire ravi, mais ses yeux exprimait l'inquiétude. Elle semblait être hésitante, et n'osait pas s'approcher du jeune homme qu'elle semblait pourtant bien connaître.

     Angus changea de position pour lui faire face, et lui sourit gentiment, la regardant droit dans les yeux. La jeune femme le regarda pareillement pendant quelques instants puis détourna son regard. Le jeune homme sembla s'amuser de cette réaction et soupira.

     Le jeune blond observa devant lui l'étang. Celui-ci était entièrement gelé par le froid saisonnier, et seulement quelques canard essayaient encore vainement d'y plonger. La neige avait cessé de tomber, et un petit vent glacial parcourait les feuilles imaginaires des arbres nus. Les traces de pas d'Angus étaient encore visibles sur le manteau blanc, mais s'arrêtaient rapidement, effacée par la neige qui avait eu le temps de les recouvrir. Au dessus d'Angus et de la jeune femme, le ciel était encore blanc, ce qui pouvait laisser penser qu'il neigerait encore.

     Angus et la jeune femme s'observaient silencieusement, les yeux dans les yeux. La jeune femme osa timidement poser sa main sur celle d'Angus, qui reposait sur ses genoux. Il la regarda et lui sourit avant de baisser pudiquement les yeux vers la mousse blanche du sol. Le jeune homme soupira, et la jeune femme retira sa main. En un petit soupire triste, Angus leva les yeux vers elle, et fixa son regard dans le sien. Passionné, il scruta son visage, et prit une grande inspiration avant de baisser les yeux, un sourire ironique aux lèvres. La jeune femme émit un petit rire mélodique et croisant ses bras contre sa poitrine.

 

 

- A suivre.

Publié dans Les Envolées, Nouvelles

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