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4 articles avec visuel

Impressions.

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Impressions.

Soleil. Une morsure sur nos lèvres. Animaux sauvages et fougue. Plumes tombant du ciel, en plein vol. Oiseaux capricieux. Une langue rêche  appliquée sur nos joues. Baisers mouillés au coucher du soleil. Poils de chats et éternuements dans le salon. Que mangera-t-on ce soir, chérie ? Pizza d’Italie à emporter ou sushi dans le resto chinois d’à côté. Amour et volupté. Courges en velouté. Griffures dans nos dos. Lionnes fâchées et panthères amusées.

Brûlures des corps. Magma en fusion. Explosions des sens. Hyperactivité. Cuisinière restée allumée. Mais t’as pas éteint le four en partant ? Pompiers. Sirènes envoûtantes. Ecailles et cheveux tressés. Eau. T’es vraiment trop conne.  Brûlures. Charbon noir pour le barbecue, et grilles à nettoyer. Brûlures partout. Cerveaux en ébullition, neurones, synapses, tout part en s’embrasant. Corps s’embrassant. Magma puissant. Sirènes charmantes. Ruses et mensonges futiles. Personne n’y croit de toute façon. Sourires fascinants. Maquillages, paillettes, laques et coiffures impressionnantes. Brûlures. Chaleur. Equateur.

Papillons dans le jardin. Colère. Tulipes ou magnolias ? Rage. Chats miaulant non loin de là. Colère. Herbe fraîchement coupée, réserve de bois pour les feux de cheminée, cabane en bois. Partis politiques. Mais tu vas quand même pas voter pour ceux-là ? Idées. Post-it. Numéros de téléphones effacés sur le papier. Paysages de Normandie, plein d’arbres. Caresses dans le jardin public, soupirs, baisers volés. Vols d’oiseaux tout près. Cœurs battants. Etendues d’eau à perte de vue, reflets de nos sourires. Epinards à la cantine. Papillons heureux et hommes jardinier souriants. Liberté. Bonne réponse.

Océans de tristesse. Confiance. Baleines volantes dans la nuit, éclairée par de frêles chauves-souris portant des lanternes. Idioties. Pistes de ski. Dauphins majestueux. Océans d’amour. Poulpes froids. Tristesse. Douceur. Aquarelles diluées. Noyades interminables et ciels trop beaux pour être vrais. C’est vraiment trop chiant, on se croirait dans une carte postale. Etouffement. Pleurs. Larmes. Bateaux coulés en pleine mer. T’as vu, heureusement qu’on fait jamais de croisières… Titanic. Panique. Sourires bienveillants. Claques, regards, rapprochements, baisers langoureux, amour dans la piscine. Tendresse. Amertume. Prunelles. Beauté. Art. C’est pas croyable que tu parles encore d’art, c’est tellement stupide.

Publié dans Divers, Poésie, Visuel

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Oh si...

Publié le par Gabonia Maria Madeus

 

Oh si j’étais neige, je

M’évaporerai sur ta peau, je

Serai bulle de froid

Comme bulle de savon contre toi

Oh serre-moi fort,

Serre-moi encore…

De soleil et d’or,

Je m’évapore…

 

Si j’étais flamme, je

Caresserai ton corps, je

Serai douce morsure

Comme du temps la brûlure,

Emmène-moi, emmène-nous

Oh envole nous…

D’étincelles et de vent,

Je t’attends…

 

Je serai luciole dans tes yeux,

Scintillante, vive comme le feu,

Oh si tu le veux un instant

Oh nos doigts entrelacés pressants

Qui s’embrasent maintenant,

Qui se nouent

Oh je serai perle de sel sur ta joue,

Petit cristal, reflet sur l’eau…

Aurore naissante sur ta peau,

Oh je serai au bout de tes lèvres la fleur du temps,

Le souffle du vent, comme un secret d’enfants…

 

Si tu le veux seulement.

Publié dans Poésie, Divers, Vie, Visuel

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Mes reflets...

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Mes reflets...

      Au loin, à travers la vitre, je vois la ville. Bleue, plongée dans l’obscurité, sage, docile. Avec ses ballons de lumière accrochés à la terre goudronnée, la ville… Comme prête à être foudroyée, ou prête à vivre. Au loin, je vois la tendre fumée des usines bientôt abandonnées. Plongées dans le noir, ocres et sanglantes. Prêtes à sourire avant de cracher leurs dernières fumées épaisses, et de mourir doucement. La ville est dans sa nuit, éteinte et lumineuse à la fois, comme une étoilée filante au creux des bras du ciel. Les usines toussotent un peu, bercées par les folies passagères des quelques rares automobiles qui les longent en quête du chemin. A travers la vitre, je vois l’étendue sombre des immeubles collés serrés, dansant au son des grillons des parcs de banlieues. Ils ont de petits escaliers en colimaçon, aux marches comme les touches d’un piano désaccordé, et de petites fenêtres qui vivent au rythme du monde. La ville les engloutit presque, les perd dans son bordel bétonné, quand les usines les enfument. Au loin je vois ces parcs verts, tous un peu fanés de certains côtés, un brin de respiration dans tout ce gris ambiant. Et le terrain de basket, envahi par les brins d’air, tout coincé dans une nature stressée, partagé entre la fumée grise et les arbres verts qui cohabitent autour. Au loin, je vois les grues orangées des chantiers obscurs, qui mettent au monde. Au loin, à travers la vitre, je vois cette artère de lumière, ce flot continu de petits points jaunes et blancs se frayant un chemin au milieu des immeubles, usines, grues, parcs et autres volatiles terrestres.

      A travers la vitre, tout près, je vois mon reflet. Glacial, presque fâché. Bleu pâle, à cause de la lumière de mon écran dans le noir de mon appartement. Mon reflet, comme un fantôme flottant dans les airs… Là, tout près, mon reflet m’observe. Comme stupéfait de la ressemblance. Il a un air interrogateur, méfiant. Ses cheveux ondulent sur ses épaules. Ma main se porte jusqu’à mes cheveux. Doux. A travers la vitre, je vois mon reflet. Une petite dame boulote, toute entière de verre, aux cheveux ondulés. Un reflet, de bleu et de gris, comme une photographie, d’ombres et de pluie. A travers la vitre, j’imagine un autre reflet. Un reflet qui prend la main du mien. Froid, translucide, d’ombres et de gris, de bleu et de pluie. Sa main est forte, longue, et serre celle de mon reflet, comme pour ne pas le laisser s’envoler… Un reflet est si vite soufflé, emporté par le vent… Là, tout près, je m’imagine un autre reflet, collé au mien. Comme les immeubles qui dansent au loin. Les deux reflets, main dans la main, éclairés par la lueur pâle de mon écran dans le sombre de l’appartement… Qui tournent, divaguent lentement en un slow silencieux, improvisé à travers la vitre, dans l’obscurité du soir… Fragiles, et délicats.

      Ecrasée entre les crachats des usines et les grillons chantants des parcs, la vitre fendue brise les reflets. Mon reflet imaginé s’envole avec les étoiles, en petites poussières articulées. La ville reprend son droit. Bleue, sage, docile. Et moi je reste là à regarder mon reflet brisé. Bleu, tordu désormais, glacial, et presque fâché. Au loin, tout au loin, à travers la vitre cassée, je vois le ciel scintiller, enveloppé dans cette poussière raffinée que ma vitre fendue a laissé s’échapper… Et je vois.

      Les étoiles ne seraient-elles donc que des reflets brisés ?

Publié dans Nouvelles, Poésie, Vie, Visuel

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Les morceaux de moi.

Publié le par Gabonia Maria Madeus

Les morceaux de moi.

 

Des miettes déposées, là

Des papiers, déchirés

Qu’on ne recollera jamais

Des idées, envolées

Des chansons, des portraits

Le jour qui ne naît… pas…

C’est comme ça…

 

Mais que ferons-nous

Des morceaux de moi

Restés dans tes bras ?

 

Des paroles, des mots

Parfois de trop…

Comme gravés, sur nos peaux

Des griffures,

Des cassures,

Des étoiles, des étés

Printemps fanés…

 

Mais que ferons-nous

Des morceaux de moi

Restés dans tes bras ?

 

Des doutes, des matins

Des routes, des chagrins

La pluie qui ne tombe pas

C’est comme ça…

Des fêlures,

Des ratures,

Une aurore, une plume,

Pieds nus sur le bitume…

 

Mais que ferons-nous

Des morceaux de rien

Au creux de mes mains ?

 

Et les morceaux de tout

Oubliés…

Eparpillés…

Partout…

Qu’en ferons-nous ?

Publié dans Poésie, Visuel

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