Haine.
Toutes les épées pointées vers nous
De brûlants sanglots dans nos voix de fous
Des milliers d'aiguilles tranchantes sur nos peaux
Les transpercent et griffent nos os
Irradiés nos coeurs chancèlent
Et heureux sont ceux et celles
Qui avec brio savent repousser
L'idiot sentiment de ne point aimer
Haïr n'est pas sans peine
On sent grandir en nous la gêne
Trouble incessant qui nous ensorcelle
Tout dans notre esprit s'emmêle
Notre corps est douleur
Notre âme est en peur
Notre raison est impure
Tout comme notre coeur qui n'est plus que souillure
Comment pouvons-nous détester ainsi
Celui qui comme nous est en vie
Celui qui ne nous a jamais touché
Et qui jamais n'a été un danger ?
L'amour angélique quitte t-il nos coeurs un matin
Épargnant de bons sentiments les passants croisant nos chemins ?
Quels cris divins n'entendons-nous pas
Lorsque nous haïssons ces gens-là ?
Une brûlure du plus profond de nous
Se répand comme la folie d'un fou
Bientôt tout notre être en flammes
Se consume sans un blâme
Car ceux qui aiment n'ont point de pitié
Pour ceux qui se permettent de détester
Et haïr les anges qui sont fait
En tout point pour être aimés
Mais ceux qui aiment n'ont sans doute en vérité
Dans la prunelle de leurs yeux que le doux reflet
De quelques démons qui se sont métamorphosés
Dès lors qu'ils ont été aimés
Ce n'est point une faiblesse que d'ignorer un tel reflet
Ce n'est que méfiance des êtres blessés
Et ceux qui savent aimer devraient apprendre
De ceux qui haïssent tout pour ne jamais se méprendre
Quoi qu'on en dise
Quoi qu'on en taise
Haïr est peut-être amas de braises
Quand l'amour est friandises
Mais il n'y a point d'aimer
S'il n'y a point d'hair
Et s'il faut choisir
Eh bien refusez